Références ostréicoles 2017



Pour la seconde année consécutive, le CGO publie des références technico-économiques pour le secteur ostréicole.

Méthode

Chaque fiche présente les données des deux dernières années, c’est donc trois ans de données que vous pourrez obtenir.

Ces références 2017 ont été construites à partir des clôtures comptables allant d’octobre 2015 à septembre 2016. Pour cette dernière publication, il s’agit donc de la campagne 2015.

Ce décalage ne permet donc pas de percevoir les dernières tendances économiques du secteur, cependant ces fiches sont un outil fiable pour percevoir les tendances et grands ensembles du milieu.

Chaque fiche présente une catégorie d’ostréiculteur :

Deux autres fiches ont été bâties mais compte tenu de leur faible échantillon il a été décidé de ne pas en publier les résultats :

  • Naisseur
  • Vendeur détail.

Pour chaque fiche la définition donnée à la catégorie est renseignée, la répartition a été réalisée principalement sur deux critères :

  • Part de la production par rapport au volume vendu
  • Filière de débouchés.

L’extraction initiale a été réalisée sur plus de 150 dossiers.

Analyse des résultats

L’EBE, Excédent Brut d’Exploitation

Ainsi sur les deux dernières campagnes étudiées, l’EBE des éleveurs toutes catégories est en baisse à cause d’une baisse des recettes par tonne vendue. Les éleveurs achetant des volumes importants d’huîtres ont cependant pu compenser cette diminution des recettes par une réduction de leur charge d’achat d’animaux. C’est pourquoi les éleveurs purs sont ceux qui ont le plus souffert de la tendance baissière des cours.

Résultat courant

On retrouve cette tendance jusqu’au résultat courant,

  • en forte baisse chez les éleveurs purs (-60% par tonne vendue),
  • en diminution de 20% par tonne vendue chez les éleveurs vendant au détail
  • en augmentation chez les éleveurs expéditeurs (+20% par tonne environ) qui profitent d’une baisse des cours à l’achat plus forte que ceux à la vente.

Les cours

Les cours sont orientés à la baisse sur la campagne 2015. Face à cette tendance, les éleveurs vendant une part importante de leurs volumes au détail semblent mieux résister.

Les charges de structure

Les éleveurs purs et les éleveurs expéditeurs supportent des charges de structure par tonne vendue quasi similaires, autour de 2 300 € par tonne. Dans ces charges de structure, les charges liées à la main d’œuvre représentent 40%, légèrement plus que les charges liées au foncier et à la mécanisation.

Compte tenu des volumes beaucoup plus faibles, les charges de structure des éleveurs vendant au détail sont beaucoup plus importantes par tonne vendue, plus de 65% en plus par rapport aux autres éleveurs. Le premier poste de dépense étant la mécanisation atteignant près de 30% des recettes.

Les annuités

Le poids des annuités sur l’EBE est stable sur les deux derniers exercices pour les éleveurs expéditeurs (environ 20%) et les éleveurs vente détail (environ 35%). A cause de la chute de l’EBE constatée chez les éleveurs purs, ce ratio augmente de 10 points en un an.

Conclusion

Dans un contexte de baisse des cours, les entreprises dont le poids des achats d’animaux est important et les entreprises valorisant en direct leurs produits résistent mieux. Au contraire, les éleveurs purs, même s’ils gardent un EBE / produit brut nettement supérieur aux autres catégories (42%) souffrent plus. Cette activité est plus exposée à la volatilité des cours.


Tags : panel, échantillon, statistiques


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Tags : panel, échantillon, statistiques

modifié : 12/10/2018
Publié : 01/03/2018


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