Flash octobre 2011


Points notamment abordés dans ce numéro :

Sécheresse - Coût de production - VISIOPLAINE...

1 - Sécheresse : dernières précisions sur les mesures de soutien aux éleveurs

Deux circulaires publiées récemment au Journal Officiel précisent les modalités de 2 des mesures de soutien annoncées en juin par le gouvernement.

1 - Report d'annuité sur des prêts du PSEA

Les éleveurs de bovins, ovins et caprins dont le taux de spécialisation est au moins égal à 50 % peuvent demander le report de la prochaine annuité non échue (ou équivalent si périodicité différente) sur les prêts de reconstitution du fonds de roulement mis en place fin 2009 dans le cadre du PSEA (Plan de Soutien Exceptionnel à l'Agriculture). Par défaut, les prêts de consolidation des annuités 2010 sont donc exclus.

En cas d'accord de la banque, l'annuité reportée est étalée sur la durée restante du prêt. La possibilité de report de l'annuité au-delà du terme initial du prêt reste possible dans les situations les plus difficiles sur justifications objectives de la banque.

Seul le surcoût d'intérêts occasionné par le report sur la durée initiale du prêt est pris en charge par l'Etat dans le cadre des aides de minimis et dans la limite du plafond de 7 500 € sur trois exercices par exploitation. En cas de report d'annuité au-delà de la durée initiale, la prise en charge se limitera à ce même montant.

Les éleveurs souhaitant bénéficier de cette mesure doivent déposer le formulaire de demande auprès de leur banque au plus tard le 31 octobre 2011.

Ce formulaire est disponible sur le site internet du CGO ou sur demande en appelant le 05 46 93 86 00.

2 – Dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB)

Une note diffusée récemment aux services fiscaux précise les modalités de dégrèvement de taxes foncières sur les propriétés non bâties pour perte de récoltes. Elle sera appliquée d'office pour l'ensemble de prés et terres situés dans les 65 départements retenus au titre de la procédure ''calamités sécheresse 2011'' (dont Charente-Maritime, Charente, Deux-Sèvres, Gironde).

Les avis de dégrèvement et relevés parcellaires seront envoyés directement aux propriétaires avant le 15 octobre, date limite de paiement de la taxe foncière. Un affichage sera également réalisé en mairie.

En cas de règlement de la taxe avant que le dégrèvement ne soit prononcé, celui-ci prendra la forme d'une lettre-chèque de remboursement partiel.

Conformément à l'article L411-24 du code rural, cette exonération bénéficie au fermier. Ce dernier déduira donc du fermage 2011 le montant du dégrèvement dont a bénéficié le bailleur. Si le fermage a déjà été versé, le propriétaire doit en ristourner le montant au fermier.

Par ailleurs, des demandes individuelles pourront être déposées par les agriculteurs s'ils estiment que le dégrèvement appliqué d'office est insuffisant au regard des pertes réelles subies :

  • pour les prés, l'examen des demandes se fera après arrêt des taux de pertes définitifs par le Comité national de l'assurance en agriculture courant décembre 2011,
  • pour les terres, charge à l'agriculteur de prouver que les pertes subies sont supérieures aux taux de pertes retenus d'office.

Pour tout complément d'information, un seul numéro le 05 46 93 86 00.

Damien Sibille - Vous n'avez pas le droit de voir cet objet.

2 - Coût de production, prix de revient et prix d'équilibre

Des outils de pilotage pour les exploitants agricoles

Dans un contexte de diminution des soutiens à la production et de fluctuation des marchés des produits agricoles, l'attrait pour des outils de gestion trouve un regain d'intérêt. Le prix de revient, le coût de production et le prix d'équilibre sont de précieux outils d'aide à la décision. Ces 3 indicateurs ont des portées et des utilisations distinctes que l'on se propose de développer.

La dernière décennie se traduit pour la majorité des productions, par un affaiblissement des organes de régulation des marchés. De plus, les soutiens à la production diminuent. Approcher les coûts de production relève de l'histoire ancienne, mais le coût de production ne suffit plus à lui seul pour une gestion active dans un contexte plus que changeant.

1 - Le coût de production

Le coût de production est l'affectation des charges proportionnelles et des charges de structure comptables à chacune des productions de l'entreprise. C'est l'affectation des postes de charge de la comptabilité. Les charges de structure ne sont pas retraitées : les coûts bâtiment et mécanisation tiennent compte de l'amortissement économique. Les charges de main d'oeuvre ne tiennent compte que du coût salarial et des charges sociales de l'exploitant (sans sa rémunération).

2 - Le prix de revient

En complément du coût de production, le prix de revient prend en considération les charges dites supplétives. Une rémunération du travail et des capitaux calculés sont affectés à chaque production. La rémunération des capitaux a pour objectif de comparer les systèmes amortis et ceux qui ne le sont pas, par exemple. La rémunération théorique de la main d'oeuvre non salariée permet de prendre en considération les UTH familiaux de façon objective. Le prix de revient prend en compte un fermage théorique sur les Ha en propriété.

Ainsi, la prise en considération de ces 3 "facteurs artificiels" a pour finalité de comparer son système à celui des autres, localement ou dans sa région, par rapport à d'autres régions ou même d'autres pays (où le prix du foncier, le mode de faire-valoir, l'endettement, le prix de la main d'oeuvre ou le niveau de vie sont différents). Alors que le prix des produits agricoles est influencé par des conjonctures qui dépassent la région, le prix de revient ainsi déterminé permet des comparaisons.

Le prix de revient prend en compte les aides couplées et les DPU.

C'est un véritable outil pour affiner sa compétitivité. Vous pouvez vous comparer aux études de groupe pour agir sur les points faibles.

3 - Le prix d'équilibre

Il détermine le prix de vente minimum des productions de l'exploitation, pour assurer les échéances financières et les prélèvements privés de l'exploitant. Il s'agit donc d'une notion de trésorerie. L'amortissement comptable des immobilisations et les frais financiers long terme sont retirés au profit des échéances des emprunts long et moyen terme. La rémunération théorique de la main d'oeuvre non salariée est remplacée par les prélèvements privés réels des exploitants. La rémunération des capitaux propres et le fermage calculé des terres en propriété ne rentrent pas dans le calcul.

Le prix d'équilibre est sans nul doute la réponse la plus concrète pour bon nombre d'exploitants, car il est basé sur la trésorerie et ne prend pas en compte les charges supplétives évoquées dans le prix de revient.

Le prix d'équilibre est l'indicateur qui permet de définir le prix de vente des produits commercialisés en vente directe. La viticulture qui commercialise depuis longtemps en vente directe, nous fait appel pour établir le prix d'équilibre. C'est le moyen de connaître la marge dont on dispose à l'occasion de négociations. C'est l'outil d'aide à la décision pour les exploitants qui travaillent avec les marchés à terme.

Le prix d'équilibre est un outil pour évaluer la marge de sécurité par rapport aux fluctuations du marché : l'écart entre le prix d'équilibre et le prix de vente moyen des 10 dernières années.

C'est aussi le moyen de mesurer l'impact des investissements lourds.

Des outils à remettre dans un contexte global

Ces outils déterminent la rentabilité intrinsèque de chacune des productions de l'entreprise. Cette approche permet de réaliser des comparaisons entre productions, mais ne met pas en valeur les interactions entre les ateliers (lait + cultures, ou hors sol + cultures du fait des effluents par exemple). Le coût de production est à repositionner par rapport au cycle de vie de l'entreprise et dépend également de la stratégie de l'exploitant.

Ces indicateurs sont des outils de gestion, mais les résultats qu'ils donnent ne peuvent pas à eux seuls, présager de l'excellence ou de l'échec d'un système. Il est nécessaire de conserver une approche globale de l'exploitation.

Ces différents outils que nous proposons peuvent être déterminés par les conseillers d'entreprises à partir de la comptabilité. Les renseignements donnés concernent donc l'exercice passé. Dans ce cas, ils ont un intérêt dans le cadre des comparaisons avec d'autres exploitations, dans le cadre du repositionnement de l'assolement, de changement d'itinéraire technique, voire d'arrêt de productions qui ne s'avèrent pas rentables.

Ces outils sont de véritables aides à la décision, s'ils sont utilisés dans les choix à opérer pour le futur. En connaissance des intrants mis en terre et des charges fixes actualisées de l'année passée, l'exploitant peut seul ou avec l'aide de son conseiller, faire de ces outils un véritable instrument de gestion et de décision en temps réel.

"Parce que gérer c'est prévoir", l'utilisation du prix de revient et du prix d'équilibre est une réponse au contexte fluctuant du prix des productions agricoles d'aujourd'hui.

Nos conseillers d'entreprise se tiennent à votre disposition pour tout complément d'information.

 

3 - Visioplaine : programme de formations 2011

visioplaine_logo

La prise en main de l'outil VISIOPLAINE s'effectue au travers de 2 demi-journées de formation au cours desquelles vous travaillerez directement sur le parcellaire de votre exploitation.

A l'issue de la 1ère demi-journée, vous pouvez :

  • décider de ne pas vous abonner au service Visioplaine : sous cette hypothèse, aucune participation financière ne vous sera demandée
  • décider de vous abonner à Visioplaine : sous cette hypothèse, vous participez à la 2ème journée de perfectionnement qui vous permettra de maîtriser les fonctionnalités de base de l'outil.

A l'issue de cette formation, votre espace personnel regroupant les données de votre exploitation sera créé. Vous pourrez immédiatement vous lancer sur l'outil.

Le coût de la prestation s'élèvera alors à 300 €/an + 200 € pour la formation (formation pouvant bénéficier du crédit d'impôts).

Calendrier des formations Visioplaine

½ journée de découverte ½ journée de perfectionnement
17 octobre 19 octobre
24 octobre 26 octobre
25 octobre 27 octobre
07 novembre 09 novembre
22 novembre 24 novembre
23 novembre 01 décembre
29 novembre 08 décembre
30 novembre  
06 décembre  
07 décembre  
  • Formation par groupe de 6 agriculteurs
  • Modalités : travail axé sur sa propre exploitation via transfert préalable des cartographies RPG de TELEPAC vers VISIOPLAINE
  • Matériel : mise à disposition d'un ordinateur par participant

Comment vous inscrire à ces formations ?

  • en remplissant le formulaire d'inscription ci-après
  • en envoyant un mail à gestion@cgocean.com en précisant vos souhaits
  • en téléphonant au 05 46 93 86 06
Visioplaine inscription formation 2011 - Vous n'avez pas le droit de voir cet objet.

Pour plus de précisions sur ces formations, n'hésitez pas à contacter Matthieu Guiho au 05 46 93 86 00.

 



Dates

Modifié : 05/10/2011
Publié : 05/10/2011


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Publié : 05/10/2011

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