PERCO : le bon plan


Partager cet article avec vos amis


Son avantage initial est d’exonérer d'impôt les revenus générés par l'épargne, à condition qu'ils soient réinvestis dans le plan.

A la sortie, après avoir été immobilisés, sauf déblocage anticipé prévu limitativement par la loi, les fonds sont récupérés, au départ en retraite du salarié. Ils sont alors assujettis à cotisations sociales, mais bénéficient d'avantages fiscaux.

Deux possibilités sont prévues :

  1. la récupération peut se faire sous forme de rente
  2. ou bien de capital.

En capital, les fonds sont totalement exonérés d'impôts. En rente l’exonération est partielle mais attractive. 60 % de la rente sont éxonérés si le premier versement intervient entre 60 et 69 ans et 70 % si le versement de la rente intervient après 69 ans.

Ce n'est pas tout. Entre autres avantages, les versements effectués par les salariés, outre les versements volontaires, peuvent être issus de sommes versées par l'employeur au titre de l'intéressement ou de la participation, donc en exonération d'impôts.

Les sommes versées par le salarié, peuvent représenter jusqu'à 25 % de sa rémunération annuelle brute. Elles peuvent en outre être abondées par l'employeur. Cet abondement peut s'élever à 3 fois le versement du salarié avec un plafond annuel actuel de 6178,56 euros.

Tous ces ingrédients concourent à faciliter l'épargne en vue de la retraite. Ils viennent d'être dopés par une nouvelle disposition issue de la Loi Macron du 6 août 2015, qui élargit un dispositif intéressant.

En effet jusqu'à présent, les salariés dont l'entreprise avait mis en place un CET (Compte Epargne Temps) pouvaient transférer jusqu'à 5 jours de congés de ce compte vers le PERCO.

Désormais, tous les salariés peuvent alimenter leur PERCO en y épargnant la contre-valeur de jours de congés non pris.

Non seulement cela permet au salarié de ne pas  perdre un éventuel reliquat de congés non pris et d'épargner sans effort, mais c'est aussi bon pour l'employeur qui n'aura plus à gérer de reports.

C'est aussi financièrement avantageux autant pour le salarié que pour l'entreprise.

La monétisation des jours de congés permet d'économiser les charges de sécurité sociale, ce qui allège la facture pour l'entreprise. Coté salarié les sommes correspondantes ne sont pas fiscalisées, ce qui est un plus.

Mieux encore, le nouveau dispositif augmente à 10 le nombre de jours qu'il est possible de transférer sur le PERCO et ces jours ne sont pas comptabilisé dans le plafond des 25 % des rémunérations, ce qui préserve les autres possibilités de versements.

Rendement intéressant, exonération de charges, défiscalisation, le cocktail a tout du bon plan surtout à une époque où il paraît avisé de compléter les régimes de retraite par répartition par une épargne.

Tags : PERCO, plan d'épargne, retraite collective, rente, capital, exonération de charges

  • Auteur(s)


  • Jean-Noel Marcaggi
    Responsable social salarié


Pour tout contact ...


Service Social Salariés
Sophie Lafon
Interventions Service Social Salariés
social@cgocean.com