Photovoltaïque : Faut-il encore s'y intéresser ?

Le développement de la production d'électricité photovoltaïque s'appuie depuis une dizaine d'année sur un modèle de vente totale de la production à EDF ou aux autres entreprises locales de distribution. Mais, avec la baisse régulière du coût de production et du tarif d'achat de l'électricité photovoltaïque, ce modèle est en train d'être remis progressivement en cause.

La parité réseau en passe de devenir réalité

La parité réseau, c'est à dire un coût de production photovoltaïque identique au prix de vente de l'électricité conventionnelle, est déjà atteinte dans certains territoires combinant ensoleillement important et électricité chère (Californie, Japon,…).

Les projections réalisées il y a quelques années estimaient qu'elle ne serait pas atteinte avant 2030 ou 2035 en France.Mais, ces dernières années, le prix des panneaux photovoltaïque a baissé de 20 % à chaque fois que le volume cumulé vendu a doublé. Selon l'association européenne de l'industrie photovoltaïque (EPIA), le coût de production photovoltaïque devrait être de moitié en 2020 par rapport à 2010.

Ce coût de production diffère selon le type d'installation (intégrée ou surimposée), sa localisation géographique ou sa puissance. Il était évalué entre 10 et 25 c€/kWh en 2013. Pour comparaison, le prix de l'électricité conventionnelle se situe entre 6 c€/kWh sur le marché de gros et 13 c€/kWh pour le tarif bleu.

La parité réseau est donc en passe d'être atteinte dans le sud de la France pour certains systèmes et devrait se généraliser en 2016 pour les installations particulières sur une bonne partie de la France. En 2020, elle concernera toutes les installation sur l'ensemble du territoire.

L'autoconsommation : une piste nouvelle...

Une fois la parité réseau atteinte, il deviendra plus intéressant d' « auto-consommer' » l'électricité produite.C'est à dire de consommer l'électricité dans le bâtiment où elle est produite.

Cependant, la production d'électricité photovoltaïque n'est pas régulière puisqu'elle dépend de l'ensoleillement. La part d' »autoconsommation » sera donc d'autant plus élevée que les besoin seront importants au moment où la production est la plus importante, donc en journée et l'été.

… mais pas toujours facile à mettre en œuvre

Dans les faits, l'autoconsommation « spontanée » d'une installation dimensionnée pour produire la consommation annuelle d'un bâtiment n'est que de 10 à 20 % pour un logement. Elle peut atteindre 40 % si une gestion intelligente est mise en place (« box énergie », actionneurs et programmateurs).

Dans le tertiaire, l' « autoconsommation » peut atteindre 70 % voir 100 % du fait de la meilleure synchronisation de la consommation et de la production.On peut aussi envisager une part d'autoconsommation significative pour des bâtiments agricoles, artisanales ou industriels contenant des équipements électriques en fonctionnement la journée.

Les leviers pour maximiser l'autoconsommation (réduire l'installation, augmenter la consommation ou stocker la production) viennent souvent en contradiction avec la rentabilité du projet. Il faut donc mieux travailler à augmenter l'autoproduction, c'est à dire la part de la consommation produite sur place. L'objectif est alors de réduire la consommation et d'augmenter la production d'énergie renouvelable et donc de réduire au maximum la facture d'électricité.

Avec la baisse du coût de l'électricité photovoltaïque et l'atteinte de la parité réseau, l'autoconsommation peut sembler une piste intéressant mais qui n'est pas sans difficultés. Au niveau de l'habitat, d'autres perspectives existent comme les systèmes hybrides combinant production d'électricité et de chaleur.

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Tags : Photovoltaïque et autoconsommation

modifié : 01/03/2017
Publié : 16/03/2016

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