Les céréaliers, acteurs dans la lutte du changement climatique


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Les céréales sont une formidable pompe à carbone, grâce à la photosynthèse : elles captent dans l'atmosphère des quantités de gaz carbonique 7 fois plus importantes qu'elles n'en émettent pour les produire. Ce phénomène les différencie, comme la forêt, des autres secteurs de production humaine.  Le CO2 émis correspond à 15% du CO2 capté. Il est essentiellement attribuable aux carburants, engrais, ainsi que pour la fabrication des dits engrais et des matériels de cultures.

Plus le rendement est élevé, plus les céréales captent de CO2 à l'hectare. ARVALIS, l'institut du végétal, a réalisé une étude approfondie. En moyenne, 1 ha de blé capte 7.70 tonnes de CO2 / ha. Un blé avec un rendement de 10 tonnes / ha en piège 30% de plus, et 3 fois plus qu'un blé en culture biologique à 2,9 tonnes / ha.

Il est encore possible d'améliorer cette performance grâce aux moyens sur lesquels travaillent les instituts techniques. Plus performante est la pompe à carbone céréalière, plus il est possible de substituer du carbone végétal au carbone fossile dans les productions de biocarburants, de matériaux renouvelables et dans la Chimie du végétal, tout en relevant le défi alimentaire.

Productions très sensibles à l'évolution du climat, les grandes cultures doivent s'adapter au changements prévisibles avenir -sécheresses et hautes températures- en faisant appel à la recherche et à l'innovation sur les thèmes de la génétique, de l'irrigation, des pratiques agronomiques novatrices, avec l'assistance d'outils d'aide à la décision innovants (OAD).

En tout état de cause, les agriculteurs peuvent être fiers de leurs pratiques dans la lutte contre le changement climatique. L'agriculture performante, qu'une grande majorité de chefs d'entreprise pratiquent, est d'abord une solution avant d'être un problème.


Tags : céréale, CO2, climat



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