La publication du nouvel arrêté fixant les conditions tarifaires sur la vente d'électricité solaire à EDF a jeté un coup de froid sur de nombreux projets. Selon les situations, les prix baissent de 17 à 30 % par rapport aux tarifs précédents. A ce prix là, de nombreux projets ne passent plus et les agriculteurs qui pensaient financer la construction d'un bâtiment ou s'assurer un revenu complémentaire doivent revoir leur copie.
La principale inquiétude réside dans le fait que l'arrêté serait rétroactif au 1er novembre 2009, remettant en cause beaucoup de projets. Toutefois un flou demeure car ce point a été annoncé par le ministère de l'Ecologie mais pas confirmé dans l'arrêté. Un autre point qui inquiète la filière agricole est que la différence de prix entre installation sur toiture agricole (0.42€/kWh) et installations au sol (0.31€/kWh) devenant faible les investisseurs seraient plus enclins à réaliser des projets photovoltaïques au sol sur des terres à vocation agricoles, au détriment des productions culturales.
L'école d'ingénieur de Beauvais à implanté en agroforesterie une parcelle de 33ha. Cette méthode revient au goût du jour, surtout sur le pourtour Méditérrannéen, mais il n'existait pas de référence dans le nord de la France. Sur les expérimentations menées ailleurs, les rendements de la culture et de la plantation sont pénalisés par rapport à une culture seule ou une plantation d'arbre seule, mais au global la production de biomasse est supérieure et la biodiversité est favorisée. Avec subventions régionales, le coût des plantation s'élève à 10€/arbre environ.
Depuis le 1er janvier 2010, dans le cadre de la nouvelle organisation de l'Etat au niveau départemental, les services de l'agriculture de la DDA font désormais partie de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM).
En Charente Maritime, les services de l'agriculture ont déménagé et leur nouvelle adresse à compter du 26 janvier 2010 est la suivante :
Direction Départementale des Territoires et de la Mer
Service Agriculture Durable et Soutien aux Territoires
87 AVENUE DES CORDELIERS
17000 LA ROCHELLE
Tél : 05 16 49 61 00
Cette année le salon international de l'agriculture aura lieu du 27 février au 7 mars à Paris avec pour thème la recherche et l'innovation.
Alain Philippe, ancien directeur du BNIC est parti à la retraite et laissera sa place à Catherine Le Page. Définitivement en poste à la mi-mars prochain elle a fait une visite la semaine passée au BNIC auprès des services et de quelques professionnels.
L'APLI, nouveau syndicat laitier, vient d'organiser des réunions dans toute la France pour faire la promotion du système canadien de gestion de l'offre de lait. Elle s'appuie sur ce modèle pour proposer un Office Européen du Lait regroupant l'ensemble de la filière du producteur au consommateur en passant par industriels et grande distribution pour faire correspondre offre et demande. Au Canada le lait est payé aux producteurs 457€/1000L alors qu'il reste inférieur à 300€/1000L en Poitou-Charentes. Ce modèle économique semble donc séduisant mais reste à voir s'il est transposable au marché de l'Union Européenne.
Le futur commissaire européen à l'agriculture, le roumain Dacian Ciolos, ancien ministre de l'agriculture de son pays a présenté ses premières orientations pour la réforme de la PAC après 2013.
Il souhaite renforcer la crédibilité de la PAC, assurer plus de prévisibilité aux agriculteurs, des aliments sûrs et sains aux consommateurs et une garantie aux contribuables que leur argent est bien utilisé. Il souhaite également des outils de régulation plus réactifs, développer la contractualisation et est favorable aux aides directes au revenu des agriculteurs, quitte à quelques dérogations aux règles de la concurrence. Ces idées tranchent avec celles de l'ancienne commissaire, la très libérale Mariann Fisher Boel, et se rapprochent plus des idées que défend la France pour la PAC.
Le projet de loi de modernisation de l'agriculture a été présenté en conseil des Ministres par Bruno Le Maire le 13 janvier dernier. Cette loi d'orientation (la quatrième en 10 ans) vise à stabiliser le revenu des agriculteurs, renforcer la compétitivité du secteur, créer une réelle politique de l'alimentation et lutter contre le gaspillage des terres agricoles. La loi prévoit :