Diminuer les charges est souvent le premier réflexe quand la situation économique devient difficile mais risque de limiter au final la production. Il s'agit surtout de trouver le bon rapport productivité / charges. Même si le calcul s'avère difficile avec les fortes variations des prix, quelques conseils agronomiques généraux restent valables.
Pour les engrais P et K, au-delà d'analyses de sol régulières, plusieurs pistes sont proposées : l'impasse sur les cultures peu exigeantes, l'enfouissement des résidus ou encore l'apport sous formes organiques.
Concernant les apports azotés, l'essentiel est d'ajuster au plus près aux besoins de la culture.
Concernant le blé, de nombreux travaux soulignent les points d'ajustement les plus importants que sont un objectif de rendement réaliste, de tenir compte des reliquats, de fractionner les apports en limitant le premier.
D'autres facteurs agronomiques sont ensuite développés pour améliorer sa compétitivité : choix de variétés tolérantes et programmes de traitements adaptés, date et densité de semis,...
Attention aussi aux fausses économies sur le désherbage qui entrainent en général les années suivantes un surcoût supérieur aux économies réalisées.