expertise comptable / conseil d'entreprise
Philippe-Armand Martin, Député UMP de la Marne, a présenté un rapport pour un renforcement des politiques de qualité des produits agricoles. L'objectif est de mieux maîtriser la qualité et de mieux la faire connaître auprès des consommateurs dans la perspective de la prochaine PAC. Les axes forts du rapport sont la maîtrise des quantités et une clarification des signes de qualité.
Le Préfet de région a annoncé que le projet de Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ne verrait pas le jour. Les dirigeants de l'actuel parc inter-régional trouvent la décision injuste.
A l'occasion d'un contrôle de son cheptel, un éleveur de Limousines de Charente a invité ses collègues du monde agricole à se rassembler pour sensibiliser sur le mal-être général en agriculture. Une cinquantaine d'agriculteurs, d'élus, de représentants de coop, de négoce et de matériel étaient donc réunis pour accueillir le contrôleur et parler du malaise profond mais contenu que vivent les agriculteurs face à la crise. Ce rassemblement s'est fait dans le calme.
A près un accord à 90hl/ha pour les affectations cognac le BNIC a opté pour un rendement à 250hl/ha sur les autres débouchés. En fin de campagne dernière, le rendement réel moyen constaté a été de 320hl/ha. La reprise des exportations laisse augurer des perspectives favorables pour la campagne 2010-2011. L'interprofession souhaite inviter les douanes à se poser des questions sur les déclarations à 700hl/ha vues en 2009 alors que la potentiel agronomique se limite à 400. Rappelons que les déclarations d'affectation préalables sont à envoyer avant le 31 juillet.
Lors du débat sur la réforme des retraites, le gouvernement s'est montré prêt à examiner le calcul des retraites agricoles sur la base des 25 meilleures années au lieu de la carrière complète. Deviendrait également possible de supprimer la condition de durée minimum d'activité comme exploitant (17,5 ans) pour accéder à la revalorisation des pensions les plus modestes et d'étendre la RCO (Retraite Complémentaire Obligatoire) aux conjoints collaborateurs et aides familiaux. La question de la pénibilité du travail reste en suspend et pour l'heure, seule une incapacité de 20% qui ouvrirait droit à un départ à la retraite à 60 ans est envisagée.
Depuis juillet 2009 il était possible d'acheter des fruits et légumes avec des tickets-resto en plus des repas chauds auxquels ces tickets sont normalement destinés. Suite à la parution d'un décret, il est désormais possible d'acheter des produits laitiers avec ces tickets-resto. Une façon pour le gouvernement d'aider l'agriculture.
Dès cet automne, les éleveurs volontaires qui le souhaiteront pourront tester des boucles électroniques sur leurs bovins. L'identification électronique permettra d'améliorer la traçabilité et pourra se montrer utile au cours de la traite, pour la pesée ou le tri en lien avec des automates et des logiciels de suivi du troupeau.
Les industriels laitiers privés ont annoncé qu'ils garantissaient sur 2010 un prix du lait d'environ 300-305€/1000L contre 274€/1000L en 2009. La fédération des producteurs (FNIL) s'est dite choquée de cette décision unilatérale alors que des négociations étaient en cours pour baser le prix autour de celui pratiqué en Allemagne. Pour le Directeur de la FNIL le but de la contractualisation est pour chaque entreprise de déterminer sa politique d'approvisionnement et de ne plus de se baser sur des recommandations nationales. Les négociations sur le prix du lait semblent donc mal parties.
A l'heure ou la récolte des cultures d'hiver commence et ou les semis de printemps sont finis dans l'hémisphère nord, on commence à avoir une idée du potentiel de production mondial. Le rapport stock-consommation montre que la campagne 2010-2011 devrait ressembler à la précédente.
En orge, les stocks restent très importants partout ce qui pénalise les prix.
En maïs, la campagne risque d'être légèrement tendue en raison d'un équilibre presque parfait entre offre et demande mais ou des risques climatiques pèsent encore jusqu'à la récolte.
En blé, il reste des stocks de 2009-2010 mais la production serait en baisse face à une consommation en hausse.
En colza, la campagne va être tendue en raison d'une baisse de la production mondiale.
Tout n'est pas figé et d'autres paramètres vont entrer en jeu : prix du pétrole, rapport euro/dollar, présence de spéculateurs, demande chinoise,...