D'après le Président de la Chambre d'agriculture de Charente Maritime, Luc Servant, entre 30 000 et 50 000 ha de surface de marais ont été inondés par la mer. Les cultures concernées sont pour moitié des grandes cultures et l'autre moitié des prairies. La filière la plus sinistrée est celle des ostréiculteurs dont les bassins ont été noyés, les installations détruites et les cabanes emportées.
La production de 2010 est perdue. Les parcelles inondées cette année par la mer ne pourront pas être remises en culture cette année avant d'avoir reçues du gypse.
Bruno Le Maire, Ministre de l'agriculture, a annoncé un plan de soutien exceptionnel aux conchyliculteurs et pisciculteurs des départements touchés d'un montant de 20 millions d'euros.
Pour les agriculteurs touchés la première enveloppe est de 5 millions d'euros.
La Charente relativise, certes des dégâts sont présents : toitures endommagées, coupures d'électricité … mais rien en proportion avec les départements voisins.
Les surfaces noyées font partie de celles qui obtiennent les meilleurs rendements céréaliers des 2 départements les plus sinistrés (Vendée et Charente-Maritime). Afin de récupérer la valeur agronomique des terres, un apport de gypse peut contrer les effets du sel. Le gypse permet de capter le sel et de l'évacuer par ruissellement. Cette opération est couteuse et longue (3 à 4 ans d'après les Chambres d'agriculture). Il n'y aura pas de récolte en première année et à peine en deuxième année.
Faute de moyen l'ADASEA de Charente-Maritime dépose le bilan. La chambre d'agriculture va reprendre une partie des actions : suivi et accompagnement à l'installation, transmission, mais pas la gestion des MAE.
Au 31 décembre 2009, 9 000 dossiers d'agriculteurs ont donné lieu à un versement du RSA, revenu de solidarité active.
La MSA avait reçu à la même date 40 271 demandes de RSA, dont 16 241 venant d'exploitants, la différence étant constituée par les salariés agricoles.
Avec la recherche de la réduction des charges, les semences de ferme progressent. Toutes céréales confondues, les semences de ferme ont progressé de 25 % entre 2009 et 2010. La plus grosse hausse est en blé tendre, où la part de semences fermières atteint 54 %.
Les éleveurs peuvent télé-déclarer leurs demandes de PMTVA sur le site www.telepac.agriculture.gouv.fr depuis le 1er mars.
La date limite de dépôt est le 17 mai 2010.
Le Président de la République devrait annoncer samedi en clôture du salon de l'agriculture de nouvelles mesures.
Voir le site www.lafranceagricole.fr