expertise comptable / conseil d'entreprise
En matière de mildiou, l'année 2007 est une nouvelle référence tant l'épidémie a été marquée: plus de 3 mois de pression maladie maximum! A l'issue d'une telle campagne beaucoup de viticulteurs sont déçus sur le raisonnement de la lutte. Les techniciens du SRPV de Cognac et des Chambres d'Agriculture 16 et 17 organisent le 06 décembre au palais des congrès de Cognac un Forum Mildiou pour aborder tous les points sensibles de cette maladie.
Le changement climatique est un fait. Selon les scénarios, les températures vont augmenter de 2.5 à 5°c d'ici 2050 à 2070. Quelle va être l'impact sur une culture pérenne comme la vigne? La question est importante car quand on plante pour 30 à 60 ans l'échéance est proche et les choix d'aujourd'hui ne sont pas sans conséquences. Ce changement climatique va jouer sur l'avancée des stades phénologiques (floraison, véraison (les vendanges ont déjà avancé de 2-3 semaines en 30 ans), l'augmentation de la masse foliaire et de la biomasse des fruits, une augmentation des stress thermiques et hydriques et une baisse de la qualité (conditions de maturation moins favorables, acidité). A l'heure actuelle, l'adaptation par les seules techniques cultures apparaît limitée. La réflexion sur de nouveaux cépages paraît inévitable.
En 2006, la DDA a instruit 179 dossiers d'installation aidée en Charente-Maritime soit environ 18.27M€ d'investissement. A la mi-novembre 2007, 120 dossiers sont instruits, 17 dossiers de la CDOA de septembre sont "en souffrance", 8 sont en cours d'instruction et l'arrivée d'une quarantaine de dossiers est attendue avant la fin de l'année. La lenteur administrative et la maigre enveloppe sont à l'origine de ces longueurs. Pour protester, les JA ont bloqué les administrations rochelaises le 19 novembre. D'autres s'adaptent: il y a aujourd'hui autant d'installations avec aides que sans.
L'installation en agriculture est pour les jeunes un processus long et complexe. Pour informer les candidats à l'installation sur les démarches et les réalités du métier, l'ADASEA a organisé 2 journées d'information au lycée agricole de Saintes. L'occasion pour Mélanie BOURSIN, jeune agricultrice qui va reprendre une exploitation caprine, de faire part de son expérience à d'éventuels futurs candidats.
La Commission Européenne va proposer aux Ministres de l'Agriculture de l'UE de procéder à une augmentation des quotas de 2% au 01/04/08 sans attendre le débat sur le bilan de santé de la PAC. Cette mesure devrait être accueillie à bras ouvert. Cette hausse de 2% de la production devrait permettre une accalmie sur le prix du lait de 4% alors que sans rallonge celui-ci aurait encore augmenté de 7%.
L'énergie représente 10% du coût de production d'un litre de lait. Ce poste est représenté par l'alimentation, le carburant, l'électricité (tank, pompe à vide, chauffe-eau,...) et la fertilisation minérale. Avec la hausse du coût de l'énergie ce poste a augmenté de 35% en 4 ans. Ce coût varie en fonction du degré d'intensivité du système mais aussi des choix d'optimisation de l'éleveur. Les écarts de consommation atteignent 40% entre éleveurs d'un même système ce qui laisse entrevoir de réelles marges de progrès dans de nombreuses exploitations.
Avec le découplage des aides et l'introduction des DPU une partie importante des aides n'est plus affectée au chiffre d'affaires des ateliers. L'analyse de la performance d'une exploitation doit intégrer ce changement. L'EBD vise à calculer la rentabilité de l'exploitation sans produire. On mesure donc les aides découplées, c'est à dire les produits indépendants de toute production, et les charges incompressibles même s'il n'y a plus du tout d'activité de production (entretien des terres, fermages, taxes foncières, MSA, assurance, honoraires, frais divers). Ce solde permet de mesurer la dépendance aux aides découplées, de voir ce que dégage l'exploitation sans rien produire, de déceler la nécessité de réduire les charges ou de réorienter les productions.
Le marché des engrais est en pleine effervescence. Hausse du prix de l'énergie et de la demande mondiale tirent les prix vers le haut. Et les problèmes de logistiques (grèves et pénuries de camions bennes) accroissent l'inquiétude des opérateurs. Difficile de dire aujourd'hui si les besoins en volume des agriculteurs seront satisfaits ou pas mais la flambée des prix est là.
Selon une étude menée par la FDCuma la mécanisation sur une exploitation de polyculture élevage pèse 300€/ha avec 75€/ha rien que pour le carburant. Réduire sa consommation de 20% est possible: choix de l'itinéraire cultural (itinéraire simplifié plutôt que labour systématique), adapter le régime moteur et le rapport de boîte (Exemple: au banc d'essai un tracteur de 120ch ne perd pas de puissance entre 2100 et 1700 tr mais la consommation passe de 27 à 23litres), réglage adéquat des outils, pression des pneumatiques et lestage de l'attelage. Enfin, faire passer son tracteur au banc d'essai permet de donner de bonnes indications de conduite et de déceler les problèmes de puissance.
De nombreux agriculteurs se sont fait piéger. Ils reçoivent un fax avec un bon de commande pour être inscrit sur un annuaire professionnel avec parfois des relances téléphoniques pressantes. Peut de temps après le couperet tombe avec des factures astronomiques: 900€/mois assortis de 12 mois d'engagement ou plus. Dans ces situations il ne faut pas céder. Même si un fax signé à valeur de contrat il peut être contesté sur la base d'un consentement donné par erreur. Vous pouvez également faire appel à la protection juridique que propose votre assureur si vous en avez une. Enfin, il faut toujours lire attentivement les mentions légales des fax et mails que vous recevez et ne surtout pas répondre si celles-ci sont illisibles comme souvent sur un fax.
La commissaire européenne à l'agriculture a présenté le 20 novembre ses propositions pour améliorer l'efficacité de la PAC. Ces propositions s'articulent autour de 3 axes:
- Simplifier le régime des aides découplées: revoir le mode de calcul des DPU, augmenter le taux de découplage, plafonner les paiements, intensifier la conditionnalité.
- Aménager les instruments de soutien : réformer l'intervention des Etats compte tenu des perspectives moyen terme favorables des marchés, supprimer les jachères obligatoires, assurer une fin en douceur des quotas laitiers par des rallonges progressives, intégrer d'autres secteurs au régime de paiement unique (fourrages séchés, lin, chanvre, amidon).
- Relever de nouveaux défis: gestion des risques, innovation, gestion des ressources (énergie, environnement et eau), intensifier la modulation pour financer le développement rural.